Campagne « La mémoire est sacrée »

Récemment, l’hôpital Notre-Dame a été intégré au CIUSSS du Centre-Sud de Montréal.  Auparavant l’hôpital  faisait partie du CHUM. Il devient ainsi un hôpital communautaire, au même type que l’hôpital Jean-Talon ou l’hôpital Fleury.

"L'Hôpital Notre-Dame, institution unique et pensée sur mesure, réinvente les soins de proximité pour répondre aux besoins spécifiques de la population qu'il dessert. En étroite relation avec sa communauté, il est promoteur de santé urbaine et a un impact positif et concret sur le bien-être individuel et collectif.", peut-on lire sur son site.

Et pourtant, il inclut nouvellement dans son approche l'utilisation des électrochocs en psychiatrie.

Lorsque l’hôpital Notre-Dame relevait du CHUM, il ne s’y donnait aucun électrochoc.  Dans certains cas, l’établissement transférait les personnes à l’hôpital Louis H. Lafontaine pour recevoir les électrochocs,  comme le font d’autres hôpitaux « communautaires » tel l’hôpital Jean-Talon.

Dans un contexte de modernisation, l’hôpital Notre-Dame ne trouve mieux que d’implanter une vieille technique datant de plus de 80 ans et  faisant l’objet  d‘importantes contestations partout en occident.  Les personnes visées par cette technique sont des personnes vulnérables, principalement des femmes et des personnes âgées.

Nul doute aussi qu’avec une machine sur place, le nombre de personnes à qui on va proposer cette technique et à qui on va donner des électrochocs va augmenter considérablement.

Il est important de réagir face à cette initiative et de contester ce virage vers l’utilisation d’une technique désuète, violente et déshumanisante* plutôt qu’une proposition de solutions plus humaines et plus modernes.

Le comité Pare-Chocs**, récipiendaire du prix orange de l’AGIDD-SMQ en 2018, milite depuis près de 15 ans pour dénoncer l’utilisation des électrochocs au Québec. Il vous propose d’exprimer votre opposition à cette décision en participant à la campagne « La mémoire est sacrée ».

**Le comité Pare-chocs a été constitué à l'initiative du groupe Action Autonomie, un collectif pour la défense des droits en santé mentale.  Il est un comité autonome qui regroupe des militants et des militantes travaillant solidairement pour constituer un mouvement de lutte pour l'abolition des électrochocs au Québec.

Public cible


Si vous avez besoin de plus d’informations* pour prendre une décision, les membres du comité Pare-Chocs sont disposés à vous rencontrer (entretien, présentation ou atelier selon vos besoins). Vous pouvez les joindre par téléphone au (514) 525-5060 ou par courriel à : goulet@actionautonomie.qc.ca.  La documentation est aussi disponible sur notre leur internet : www.actionautonomie.qc.ca.

Exprimer votre opposition :

  • En signant et en faisant signer vos membres, la pétition en ligne ou version papier.  La retourner au comité au plus tard le 30 avril 2019.
  • En signant comme organisme la Déclaration d'appui à la «  Campagne contre l'utilisation d'électrochocs à l'Hôpital Notre-Dame »  et en avisant le comité par courriel de votre appui par un simple « Nous appuyons la campagne contre l’utilisation d’électrochocs à l’hôpital Notre-Dame ».
  • En diffusant dans vos milieux les outils de cette campagne. (tract)
  • En participant aux différentes actions qui seront organisées.
  • En vous joignant individuellement ou en tant que groupe au comité contre l’utilisation d’électrochocs à l’Hôpital Notre-Dame.

*Pour plus d’informations voir le dépliant du comité ainsi que le bulletin Info Choquée, publié suite à notre 12ième rassemblement d’opposition aux électrochocs.  Vous pouvez aussi consulter Les électrochocs : État des lieux.