La médicalisation des problèmes sociaux

Le concept de «médicalisation» a fait couler beaucoup d’encre dans les dernières décennies. Plusieurs auteurs ont proposé des façons de l’étudier, des angles morts du concept, des façons de le dépasser. Mais le terme demeure d’actualité dans les discours populaires et ceux de différentes catégories professionnelles.

Le séminaire vise à explorer ses différentes significations – critique du pouvoir médical/pharmaceutique ou encore du monitorage en santé, dénonciation du manque de ressources psychosociales et de la tendance à individualiser les problèmes sociaux, etc. – de même que  les conséquences de cette «médicalisation» sur les personnes, sur leur statut social et leur négociation identitaire.

Pour discuter de ces questions, trois cas empiriques seront présentés : le diagnostic donnant accès à une contrainte sévère à l’emploi pour les personnes bénéficiaires de l’aide sociale ; la hausse des diagnostics et de l’usage de médicaments psychotropes chez les jeunes ; et finalement, la consommation de médicaments de prescription à des fins non médicales chez les étudiants et les jeunes adultes.

Avec des présentations de :

  • Nadia Giguère, Chercheure universitaire en établissement au CREMIS
  • Léa-Frédérique Rainville, agente de planification, de programmation et de recherche au programme CRAN
  • Tristan Ouimet-Savard, coordonnateur au Regroupement des Auberges du cœur du Québec
  • Cassandre Ville, M.Sc. en anthropologie, agente de recherche, UdeM
  • Caroline Robitaille, PhD (cand), École de santé publique, UdeM
lundi 18 juin, 13h30 - 16h

Public cible


Lieu : 66 rue Sainte-Ctaherine Est, local 603
Prix : gratuit
Informations : en ligne
Inscription : lourdes.courtois.ccsmtl@ssss.gouv.qc.ca