Une hausse aigre-douce

31 mars 2017. - Notre réaction au budget du Québec 2017-2018 concernant le financement des organismes communautaires en santé et services sociaux.

Mardi 28 mars, lors du dépôt du budget de la province, le gouvernement y est allé de sa grande annonce concernant le Programme de soutien aux organismes communautaires en santé et services sociaux (PSOC) : 80M$ supplémentaires d’ici 5 ans, dont 10M$ cette année. On peut se réjouir de cette légère augmentation, mais soyons très clair, cette hausse du financement est bien trop maigre pour l’ensemble des organismes admis au PSOC, car très insuffisante par rapport à leurs besoins réels (355M$ supplémentaires par année).

Il s’agit néanmoins d’une lueur d’espoir (ou d’un appareil respiratoire) pour les organismes reconnus au PSOC mais jusqu’à présent non financés. Reste à savoir comment ce 10M$ sera réparti et si les organismes en santé mentale feront partie des bénéficiaires.

Face au mur

23 février 2017. - L'année s'annonce triste pour une dizaine d'organismes montréalais, dont notre organisme membre le Centre d’écoute et d’intervention Face à Face, qui risque la fermeture. De façon unilatérale, un vendredi juste avant les fêtes de fin d'année, Centraide du Grand Montréal a annoncé à l'organisme que sa subvention serait définitivement coupée au 31 mars 2017 : 119.000$... soit 50% de leur budget!

Oui, demandons de l’aide!

25 janvier 2017. - Nous avons ressenti un profond malaise en lisant les deux chroniques de Patrick Lagacé : «Demandez de l’aide, disent-ils» du 19 janvier et «Gestion merdique des ressources humaines» du 25 janvier 2017 dans La Presse+.

Avec ces deux récentes chroniques, et votre audimat important, nous avons une grande inquiétude à l’idée de penser que certaines personnes déjà vulnérables pourraient être fragilisées voire même découragées de parler de ce qu’elles vivent.

Des vœux et des résolutions pour 2017

14 décembre 2016. - L’année 2016 se termine et c’est le moment d’envisager la nouvelle année. Une année encore neuve, immaculée et ouverte à toutes les possibilités. Pouvons-nous espérer une meilleure vie dans notre société ? Tiens, commençons par de belles intentions.

Si un gouvernement a pour vision ceci : une population québécoise en santé est une population dans laquelle chaque personne a la capacité et les conditions pour réaliser son plein potentiel et participer au développement durable de la société. Êtes-vous encouragé ? Et si ce même gouvernement ajoute que parmi les problèmes de santé évitables qui sont prioritaires, il y a les problèmes d’adaptation sociale et de santé mentale. Vous croyez rêver ?

Une semaine engagée pour le milieu communautaire montréalais

30 novembre 2016. - Les 7, 8 et 9 novembre derniers, le milieu communautaire québécois commençait sa mobilisation autour de la grande campagne unitaire "Engagez-vous pour le communautaire". Nous tirons un bilan très positif des 3 journées de grève, avec plus de 1300 groupes - santé & services sociaux, défense des droits, centres de femmes, alphabétisation, famille, environnement...- qui ont pris part aux actions organisées dans toutes les régions du Québec. En attendant les prochaines démonstrations en février, Le RACOR vous propose de revoir le fil des événements à Montréal.

 

Pour prévenir et contrer l’effet Trump : la reconnaissance du secteur pluriel

7 novembre 2016. - Lettre ouverte de David Castrillon, directeur général du Parrainage Civique de l’est de l’île de Montréal (PCEIM) et administrateur au RACOR en santé mentale ; dans le cadre de la campagne Engagez-vous pour le communautaire qui tient des actions cette semaine.
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Henry Mitzberg a souligné que la reconnaissance du secteur pluriel (les organismes communautaires) est fondamentale pour assurer la continuité d’une société démocratique et durable. Ce principe est aussi affirmé par le gouvernement du Québec et par plusieurs des décideurs publics. Dans cette courte réflexion, nous creusons certaines caractéristiques de la reconnaissance et l’importance de reconnaître le milieu communautaire.

Le lobbyisme : le projet de loi 56 sera abandonné, modifié ou refait de quelle façon ?

Le ministre Rita De Santis

26 septembre 2016. - Mise à jour jeudi 29 septembre. C'est mercredi dernier (le 28) que la Commission des institutions de l'Assemblée nationale à Québec a passé en audition le Commissaire au lobbyisme sur le rapport intitulé « Étude sur l’assujettissement de tous les organismes à but non lucratif aux règles d’encadrement du lobbyisme, tel que prévu au projet de loi n° 56, Loi sur la transparence en matière de lobbyisme ».


Selon la Table des regroupements provinciaux d'organismes communautaires/bénévoles (la Table), le Commissaire et les membres de la Commission des institutions reconnaissent que l’assimilation des OSBL à loi n’est plus une priorité. Dans son communiqué la Table ajoute que les discussions ont aussi fait ressortir à quel point, il serait compliqué et inutile d’assujettir les OSBL tous azimuts, sans tenir compte de leur finalité et de leur composition, et ce, que ce soit à l’intérieur du projet de loi 56 ou autrement.


La Table souligne aussi que les distinctions exposées depuis plusieurs années par le milieu des OSBL ont été reprises par le Commissaire et par les membres de la Commission: il y a une différence fondamentale entre viser des intérêts privés et lucratifs et défendre des intérêts publics, distinction qui était au cœur de l’adoption de la Loi sur le lobbyisme en 2002.

Selon Mercédez Roberge, coordonnatrice de la Table des regroupements provinciaux des organismes communautaires et bénévoles, « Il est évident que la ministre ne peut ignorer la discussion d’aujourd’hui. Elle doit dès maintenant rassurer les OSBL en affirmant sans ambiguïté qu’ils ne sont plus dans la mire du gouvernement. Autant le gouvernement que les OSBL ont besoin de passer à autre chose. »

Un automne sur tous les fronts

14 septembre 2016. - Le RACOR en santé mentale sera sur sur de nombreux fronts cet automne, que ce soit en participant aux grands événements montréalais pour la santé mentale, en organisant diverses rencontres avec nos membres, en se joignant à la nouvelle campagne nationale unitaire de mobilisation du communautaire et en siégeant dans plusieurs comités - notamment de nouveaux, mis en place par les CIUSSS.

Lobbys : un enjeu de démocratie pour le milieu communautaire, un enjeu de société pour le Québec

6 juillet 2016 - L’Histoire est-elle une suite de recommencements ? Certainement pour le Commissaire au lobbyisme qui essaie pour une troisième fois depuis 2002 d’inclure l’ensemble du milieu communautaire québécois sous sa surveillance en arguant que les organismes communautaires font du lobbyisme au même titre que les lobbyistes professionnels. Déjà en avril 2013, le RACOR suivait le dossier et publiait un article sur le sujet : Communautaire et commissaire au lobbyisme : le projet de noyer la parole citoyenne ? Voyons où nous en sommes maintenant.