Des membres de CAMÉÉ* nous parlent de leur centre

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Des membres de CAMÉÉ* nous parlent de leur centre

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Je me sens fière

J’ai été accueillie à CAMÉÉ en juillet 1998. Je participais à pas mal d’activités en pleurant, je ne parlais pas. Au groupe de partage, je me demandais ce que j’allais dire. Après avoir réfléchi, j’ai pensé tout de suite à parler de mes 9 ans lorsque je fus séparée de ma mère. J’ai souffert depuis cette année jusqu’à mes 30 ans quand je suis entrée au Canada, à Montréal. Venir habiter à Montréal-Nord et devenir membre du Centre, ce fut ma place : parler, parler, chercher.

En 1999, on me suggérait de m’impliquer dans la vie du Centre. J’ai commencé à travailler à l’accueil, je me suis lancée et c’était important pour moi de participer à un groupe d’entraide.

C’est grâce à CAMÉÉ que je me suis sortie de l’état zombie où j’étais et que je suis retombée sur mes deux pieds. Je n’ai pas regretté d’être membre du Centre, les participations aux activités me rendent plus heureuse et je me sens fière d’être une membre après tant d’années.

— Nicole P.

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La vie vaut la peine d’être vécue

J’étais une femme renfermée sur moi-même. Quand j’ai commencé à fréquenter CAMÉÉ, j’ai pris beaucoup de joie à m’intéresser au groupe de partage et aussi à participer à l’atelier les mains habiles que j’adorais apprendre. L’implication à l’accueil m’a permis de découvrir la joie de parler. Pendant et après, je me suis rendue compte que la vie vaut la peine d’être vécue.

Grâce à CAMÉÉ, je m’en sors.

— Danielle G.

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Maintenant je suis capable...

Quand je suis arrivée à CAMÉÉ, je souffrais de phobie sociale. J’avais peur des gens et j’avais beaucoup de difficulté à sortir de chez moi. J’étais incapable d’ouvrir la porte à un livreur de restaurant ou d’épicerie. En réalité, j’étais craintive avec les inconnus.

Avec beaucoup de persévérance et de cheminement personnel, j’ai pu me sortir de certaines peurs. Maintenant je suis capable de parler en public et je fais plusieurs représentations pour CAMÉÉ. À l’interne, je participe à plusieurs comités. À l’externe, je représente le Centre à des comités de nos regroupements nationaux.

— Julie R.

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On m’accepte comme je suis

CAMÉÉ me fait sortir de la maison et me tient occupée. On m’accepte comme je suis. Mon estime de soi s’est améliorée. Et ça m’aide à parler français !

— Milva M.

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On a respecté mon rythme

Suite à une tentative de suicide, mon psychologue m’a référée à CAMÉÉ. Je suis arrivée un pied dehors car je ne parlais pas gros et j’étais très timide. Lisette a su comment me prendre pour me faire parler. On a respecté mon rythme car je ne pouvais pas manger avec les autres membres : je pleurais. Ça me stressait et je n’avais pas confiance en moi.

Au fil des années, j’ai été membre du C.A., de l’équipe accueil, de plusieurs comités, et j'ai animé plusieurs activités. J’ai apprivoisé ma peur des chiens et des oiseaux. Ça m’a aidée à me découvrir et exploiter certains talents car je me sentais zéro.

— Pierrette G.

P.-S. Aujourd’hui autant que je ne parlais pas autant que je ne peux plus me taire. Hourra CAMÉÉ!


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« Bonjour ma belle Manon... »

Yves — CAMÉÉ m’a aidé pour ma santé mentale. Anciennement, je consommais. En 2003, le Centre m’a obligé à faire une thérapie de désintoxication de drogue pour 14 jours. Cela m’a beaucoup aidé car aujourd’hui je ne consomme plus. Avant je n’avais pas confiance en moi à l’accueil et aujourd’hui j’ai repris confiance en moi. 

Manon — Notre relation a commencé en 2004. On se connaissait un peu avant. Ensuite une de mes sœurs m’a parlé de CAMÉÉ, qu’il y avait différentes activités pour les personnes vivant avec un problème de santé mentale. Quand j’étais en congé de maladie et que j’ai commencé à fréquenter le Centre, Yves était à l’accueil et il était célibataire tout comme moi. Il m’a dit : « Bonjour ma belle Manon. Comment vas-tu? » Ça m’a émue. Dans la soirée, Pierrette m’a invitée à prendre un café chez elle. Une personne a sonné à la porte. C’était Yves qui avait trouvé une excuse pour me voir. (Il avait fait croire à Pierrette qu’il avait perdu son numéro de téléphone.)  Pierrette m’a demandé si ça me dérangeait qu’Yves prenne un café avec nous. Comme j’avais un œil sur lui, j’ai dit que ça ne me dérangeait pas. Cela a commencé comme ça.

Y et M — On avait les mêmes goûts : la nature, les animaux, la pêche… Après 11 mois de cohabitation on a décidé de se marier. Aujourd’hui cela fait six ans de mariage et cela va très bien comme au premier jour.

À CAMÉÉ, nous avons trouvé la santé et l’amour.

— Yves B. et Manon O.

 

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