OÙ SE SITUE LA SANTÉ MENTALE DANS LES PRIORITÉS DU NOUVEAU MINISTRE DE LA SANTÉ, RÉJEAN HÉBERT?

Réjean Hébert, ministre de la Santé et des Services sociaux

Vous pouvez entendre le nouveau ministre de la Santé et des Services sociaux, Réjean Hébert, expliquer comment il voit la priorité santé mentale. Vous l'entendrez expliquer qu'il souhaite un meilleur arrimage entre les médecins de famille qui sont la première ligne et les services spécialisés.

Interrogé sur le cas de Pascal Morin, déclaré non criminellement responsable des meurtres de sa mère et de ses deux nièces, le docteur Hébert estime que plusieurs patients ayant des maladies mentales se retrouvent entre deux chaises.

Selon lui, lorsqu'il y a une détérioration du patient, il faut que la première ligne intervienne rapidement. Rappelons qu'à la suite du décès de sa psychiatre en 2010, Pascal Morin qui souffre de schizophrénie, avait des médicaments prescrits par téléphone et il y avait moins de suivi avec son médecin de famille.

En point de presse, peu après son assermentation, la priorité de la santé mentale n'est pas apparue. Interrogé par les journalistes, voici ce qu'a déclaré le nouveau ministre à propos de ses priorités ;

Que fera le nouveau gouvernement pour le milieu communautaire oeuvrant en santé mentale?

Le RACOR en santé mentale

Quelques heures après l'élection d'un nouveau gouvernement minoritaire, nous pouvons espérer que sur certains points, parmi les partis en présence, un nombre suffisant de gens s'accorde pour faire avancer les dossiers en santé mentale, particulièrement pour les organismes communautaires qui accompagnent les gens vivant ou ayant vécu des problèmes de santé mentale et leurs proches.

Pendant la campagne électorale, nous avons fait parvenir aux partis politiques l'article Les prochaines élections provinciales et la santé mentale en modifiant légèrement quelques passages pour poser quelques questions. L'Association canadienne pour la santé mentale, division du Québec et l'Association des groupes d’intervention en défense des droits en santé mentale du Québec (AGIDD-SMQ) ont fait un exercice semblable. 

Vous trouverez l'intégrale des réponses reçues (sans les accusés de réception) un peu plus bas.

Voici quelques extraits de réponses de chacun des partis politiques qui pourraient vous intéresser...

LES PROCHAINES ÉLECTIONS PROVINCIALES ET LA SANTÉ MENTALE

À l’approche du déclenchement d’élections provinciales, le RACOR, le regroupement des organismes communautaires en santé mentale de Montréal, veux attirer l’attention des candidats et des médias sur les grands enjeux qui concernent la santé mentale dans la région montréalaise.

Dans le Plan d’Action gouvernemental en santé mentale 2005-2010, on lit que le réseau de la santé mentale doit offrir des services de qualité à l’ensemble de la population. « Pour favoriser cette vision, les mesures du plan visent en priorité la mise en place de services de première ligne en mettant à profit l’expertise des intervenants qui y travaillent. Une organisation favorisant un passage fluide vers les services spécialisés est à la base de ce plan. »

Dans le Rapport annuel de gestion 2010-2011 de l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal,

LES PRÉSENTATIONS 2012 SONT PUBLIÉES !!

Si vous n'avez pas pu assister aux présentations des dernières Journées annuelles en santé mentale organisée par la Direction nationale de la Santé mentale du Ministère, vous avez maintenant la possibilité de lire les présentations 2012 (généralement des PowerPoints) de plusieurs conférences.

En examinant le programme de chaque journée, vous constaterez qu'il n'y a pas de document pour toutes les conférences ce qui est un peu désolant, entre autres pour la consultation « Habiter le territoire et l’espace – Se fonder sur des pratiques concrètes pour favoriser la participation citoyenne et construire une politique claire en matière de logement. » qui a présenté de nombreux angles du sujet pendant une journée et demie.

Notez que les présentations des années précédentes sont aussi disponibles.

UN RÊVE SE CONCRÉTISE!

 

Enfin. Depuis mon arrivée à la direction générale du RACOR, j'en ai rêvé : un moyen de communication direct et rapide qui servirait à la fois à transmettre et à stocker de l'information à propos du milieu de la santé mentale et du milieu communautaire.

En complément à ce site, nous transmettons une infolettre générale et grand public à tous ceux et celles qui s'abonneront. Nos organismes membres sont déjà inscrits à cette infolettre qui veut attirer l'attention sur nos dernières parutions sur le site et sur les changements que nous apportons en continu à notre site. La diffusion de cette infolettre commence en septembre 2012 et devrait suivre un rythme hebdomadaire.

En plus, les organismes membres ont droit à une autre infolettre dans laquelle nous transmettons des informations d'orientation et de gestion, des interrogations, des invitations, des animations entourant notre vie associative ainsi que nos préoccupations à la fois comme organisations communautaires et comme organisations intervenant en santé mentale. La diffusion de cette infolettre commence aussi en septembre 2012 et devrait prendre un rythme bimensuel. Nous souhaitons que d'autres organismes communautaires qui rejoignent des personnes vivant avec des problèmes de santé mentale se joignent à nous. Si vous connaissez un organisme qui veut devenir membre... Pour devenir membre.

Dans Les dossiers du RACOR, nous vous informons de sujets sur lesquels des comités se penchent et auxquels nous participons ou encore qui nous préoccupent.

Pour les personnes qui s'y intéressent, il est parfois difficile de démêler les Réseaux des organismes communautaires. Nous vous avons préparé une courte présentation de la question et des liens qui vous permettront de vous y retrouver.

Pour le grand public, les intervenantEs et les personnes qui vivent avec un problème de santé mentale, avoir accès à des services en santé mentale dans le Réseau public de la Santé et des Services sociaux demande de suivre un parcours parfois compliqué. Nous avons fait une première recherche d'information sur les Centres de Santé et de Services Sociaux (CSSS) qui, nous l'espérons, vous sera utile. Dans la section Agence de la Santé et des Services sociaux de Montréal, nous nous sommes aussi intéressés aux liens régionaux que le milieu communautaire entretient avec le réseau public.

Dans le Centre de documentation, nous avons l'intention de réunir des documents et des liens qui vous seront utiles dans vos recherches d'informations.

Enfin, l'importante section Conférences, formations, publications et autres réunit toute l'information nécessaire pour ne pas manquer un colloque, un atelier, une allocution, une rencontre ou une publication vous permettant d'améliorer vos compétences ou celles de votre organisation.

Revenez nous voir!

Si vous avez des commentaires, suggestions, questions... ou autre à nous communiquer, n'hésitez pas : racor@racorsm.com.

CHEZ SOI : UN TOIT POUR SORTIR DE LA RUE

Le projet de recherche Chez Soi fait parler de lui et de la situation des personnes itinérantes à Montréal dans une série d'articles parus à la une du journal Le Devoir du samedi 14 juillet 2012.

L'article d'Amélie Daoust-Boisvert, Un toit pour se sortir de la rue, raconte un peu le projet de recherche et beaucoup l'aspect humain du quotidien des gens et des intervenants. Les commentaires en bas de page sont eux aussi intéressants tant pour leur point de vue humaniste que pour tous les préjugés que certains véhiculent.

Vous trouverez également trois histoires en format vidéo dans l'article Itinérance – Trois histoires interactives. Ces histoires sont tirées du projet de l'ONF que nous avons présenté dans la nouvelle Ici, Chez Soi – Le coût réel de l'itinérance.

Dans l'article D’autres options pour se loger en ces temps de pénurie, vous trouverez d'autres éléments de réflexion dont les propos d'Isabelle Leduc de Chambreclerc et ceux de Jessica Sotto de Diogène, deux organismes membres du RACOR. Vous trouverez aussi des chiffres donnant l'ampleur du défi qui attend les responsables du projet Chez Soi avec la date butoir du 31 mars 2013.

L'article Avec un logis vient l’espoir, malheureusement disponible pour les seuls abonnés, aborde les premières évaluations financières de ce type de programme.

Vous trouverez aussi un point de vue éditorial de Marie-Andrée Chouinard intitulé Itinérance-Un toit d'abord.

 

Photo par Petergraphic31

MYTHE : REDÉFINIR LA MALADIE MENTALE COMME UNE « MALADIE DU CERVEAU » RÉDUIT LA STIGMATISATION

Pour ceux et celles qui ne sont pas abonnés à notre bulletin, dans les numéros précédents, nous avons fait part d'un article qui fait réfléchir à un mythe important ayant trait à la déstigmatisation. Le mythe : redéfinir la maladie mentale comme une « maladie du cerveau » réduit la stigmatisation est un court article fondé sur le travail documenté de la récipiendaire du prix À bas les mythes 2012, la docteure Joanna Cheek. Prenez la peine de le lire jusqu’au bout puis lisez la nouvelle suivante, sur notre site, intitulée la DÉPRESSION : LES PRÉJUGÉS PERSISTENT AU QUÉBEC. Vous ferez des liens...

À bas les mythes est une série d’articles de deux pages qui résume les données les plus probantes pour contester des croyances largement répandues concernant les enjeux des services de santé au Canada. Vous trouverez tous les détails et d'autres articles sur le site de Fondation Canadienne de la recherche sur les services de santé.
 

DÉPRESSION : LES PRÉJUGÉS PERSISTENT AU QUÉBEC

Par Daphné Cameron
La Presse, jeudi 5 juillet 2012

La dépression est toujours perçue de manière très négative au Québec. Près de la moitié de la population ne voterait pas pour un politicien atteint de la maladie ou n'engagerait pas une personne qui présente des symptômes de dépression, révèle un sondage interne du ministère de la Santé que La Presse a obtenu. L'étude montre aussi qu'une campagne publicitaire du gouvernement a été peu efficace pour éliminer les préjugés.

JUSTICE-SANTÉ MENTALE : UN PROJET PILOTE DANS LA VILLE D'OTTAWA

Depuis le 3 juillet, l’Unité de santé mentale (USM) du Service de police d’Ottawa (SPO) et l’Hôpital d’Ottawa (HO) travaillent ensemble au centre-ville, jusqu’à trois après-midi par semaine, pour intervenir auprès de gens aux prises avec des problèmes de santé mentale. C'est un psychiatre ou un résident en psychiatrie qui accompagne les policiers ce qui permet une évaluation sur place de la situation de la personne pour déterminer les services de suivi et si nécessaire, s'il y a lieu de procéder à une arrestation selon Loi sur la santé mentale ontarienne.

On estime qu'à Ottawa, une intervention policière sur vingt est en lien avec une personne vivant un problème de santé mentale. Ce projet pilote devrait aussi apporter un renforcement supplémentaire à la formation des agents de police de première ligne. Il est probable que ce nouveau service diminue le nombre de personnes judiciarisées à la suite d'un manque de compétence dans l'évaluation.


Plus de détails aux liens suivants :
• La Police d’Ottawa et l’Hôpital d’Ottawa lancent une nouvelle unité d’intervention mobile

• Des psys comme équipiers de la police


Pour en savoir plus sur la déjudiciarisation à Montréal, consultez notre dossier Justice plus particulièrement l'onglet Comité Vigilance où nous avons écrit « Au printemps 2012, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc, annonce la mise sur pied d'une équipe d’urgence psychosociale, les soirs, formée d’un intervenant social du CSSS Jeanne Mance et d’un policier. »

LES IDÉES SUICIDAIRES ET LE SUICIDE : UN PHÉNOMÈNE COMPLEXE QUI TOUCHE BEAUCOUP DE QUÉBÉCOIS

Image du fascicule LES IDÉES SUICIDAIRES ET LE SUICIDE Idées suicidaires et tent

Chaque jour au Québec, environ trois personnes s’enlèvent la vie et huit sont hospitalisées pour avoir tenté de le faire. Trois suicides sur quatre concernent les hommes. Les hommes de 15 à 24 ans rapportent plus souvent avoir des idées suicidaires sérieuses et c’est chez ceux de 25 à 64 ans que le taux de suicide est le plus élevé.

En 2008, dix ans après la dernière enquête québécoise sur la santé de la population, soit l’Enquête sociale et de santé de 1998, l’Institut de la statistique du Québec et le ministère de la Santé et des Services sociaux réalisent la première édition de l’Enquête québécoise sur la santé de la population (EQSP).