DES ORGANISATIONS PRÉOCCUPÉES PAR LA SANTÉ MENTALE… DES DÉPUTÉS-ES

Cocarde Déterminants sociaux

 

Le 22 novembre 2012, les 125 parlementaires québécois ont reçu une pochette d’information leur expliquant comment agir pour préserver leur santé mentale et celle de la population. Cette activité a fait l'objet d'un communiqué de presse!

Personne n’est à l’abri des problèmes de santé mentale. Les personnes élues ont un souci de performance, vivent des pressions médiatiques et doivent concilier parfois difficilement travail-vie personnelle. Les sources de stress sont nombreuses sans compter le contexte d’un gouvernement minoritaire où les débats peuvent devenir la cause de conflits et de tension importante. Parmi les documents transmis, en plus d'une lettre personnalisée, ils ont reçu des trucs pour prendre soin de sa santé mentale comme personne.

Avec plus de 260 organismes et personnes ayant donné leur appui suite à une démarche lancée au printemps dernier, le comité organisateur de cet envoi au parlement demande à tous les paliers de gouvernement de faire des déterminants sociaux de la santé le fil conducteur pour l’élaboration des politiques, des plans d’action, et pour la mise en place de tous les programmes gouvernementaux. Par conséquent, le prochain plan d’action en santé mentale doit contenir des mesures concrètes visant l’amélioration des conditions de vie et du tissu social pour préserver la santé mentale de tous les citoyens et citoyennes du Québec. Les députés ont pu lire des idées pour agir sur les déterminants sociaux de la santé, quelques statistiques et la liste d'appuis recueillis.

LE BUDGET PROVINCIAL : que savons-nous pour la santé mentale et le communautaire?

Faire des calculs

Quelques jours après la publication du budget, nous avons cherché des éléments pouvant toucher directement nos organisations et les personnes vivant des problèmes ou des troubles de santé mentale recevant ou non des services ou participant à une démarche de rétablissement.

Il est assez difficile pour l'instant de savoir jusqu'à quel point le milieu communautaire et la santé mentale seront affectés pour la prochaine année financière. Le gouvernement ne présentera le détail des crédits des ministères que le 6 décembre. Avec cette information, les analystes aguerris nous diront si nous pourrons compter sur une certaine hausse des budgets du Programme de soutien aux organismes communautaires en guise de compensation pour l'inflation et si les réseaux public et communautaire en santé mentale verront des montants de développement en lien avec la future annonce d'un nouveau Plan d'Action en santé mentale.

1re ligne en santé mentale. Très difficile de s’y retrouver.

Édifice montréalais

Une des bases importantes du Plan d’Action en santé mentale 2005-2010, La force des liens, est la création d’une véritable première ligne en santé mentale. Pour y arriver, le Plan s’appuie surtout sur les Centres de Santé et de Services sociaux (CSSS) qui deviennent la porte d’entrée du réseau public pour avoir accès à des services en santé mentale en mettant sur pied un guichet d’accès qui oriente la demande de la personne vers ce qui apparaît comme le meilleur endroit pour sa situation : un des services en première ligne du CSSS, en consultation en deuxième ligne-psychiatrie, ou s’il y a lieu, vers le milieu communautaire ou...

Nous avons voulu savoir comment cela se traduit en fait pour la population à la recherche de services qui consulte le site web du CSSS le plus près de chez elle.

Dans un premier temps, nous avons fait le tour de chacun des sites des CSSS montréalais et nous avons mis sur notre site Web des liens avec l’information trouvée dans la section Centres de Santé et de Services Sociaux (CSSS) de Montréal. Puis nous avons compilé cette information afin d’en faire un tableau régional. Les résultats sont surprenants…

RÉJEAN HÉBERT : LE MINISTRE PARLE DE SANTÉ MENTALE

Réjean Hébert, ministre de la Santé et des Services sociaux

 

Vendredi matin, le 2 novembre 2012, à la troisième journée du XVIe Colloque de l'Association québécoise pour la réadaptation psychosociale (AQRP), nous étions plusieurs à vouloir entendre le nouveau ministre de la Santé et des Services sociaux parler de santé mentale.

Avant de s'adresser à la foule, Réjean Hébert a passé quelques heures avec le conseil d'administration de l'AQRP ce qui lui a probablement permis de compléter sa mise à jour des principaux enjeux qui agitent le milieu de santé mentale québécois. Nous avons su que dans les semaines précédentes, le ministre avait participé avec attention à une séance intensive d'informations auprès de la Direction nationale de la santé mentale. Ces faits révèlent que le ministre a probablement un intérêt réel pour le thème de la santé mentale. Alors que nous a-t-il dit?

Une occasion de faire entendre les mots Santé mentale au niveau municipal

Indiquer le sens du vent pour des changements.

Dans les derniers mois, le thème de la pleine citoyenneté des personnes vivant ou ayant vécu un problème ou un trouble de santé mentale sert de locomotive pour tenter de faire bouger la société.

Il est intéressant de constater une nouvelle ouverture (un peu forcé par des mesures législatives) au niveau municipal. Ce n'est peut-être pas le cadre idéal, car ces démarches sont encadrées par l'Office des personnes handicapées et la plupart des personnes concernées par des problématiques de santé mentale s'identifient rarement comme des personnes handicapées. Peut-être est-il quand même possible de sensibiliser les autorités municipales à certains sujets comme la stigmatisation, l'accès à des logements sociaux, le coût du transport en commun...

De retour du XVIe Colloque de l'Association québécoise pour la réadaptation psychosociale (AQRP)

Le Vieux Québec vue du Hilton.
Québec de nuit.

 

L'Association québécoise pour la réadaptation psychosociale (AQRP) a tenu son seizième colloque au centre des congrès de Québec, endroit qui convient très bien à une foule de plus de 800 personnes qui ont assisté aux très nombreuses conférences, symposiums, formations et ateliers. Plusieurs activités avaient des invités internationaux et de nombreuses personnes utilisatrices de services ont apporté leurs expériences de vie dans la plupart des thématiques. Si vous avez manqué le programme, pour vous mettre à niveau, consultez ce lien.

Pour ma part, j'ai assisté à plusieurs conférences intéressantes et j'ai eu le plaisir de rencontrer des gens très motivés qui ont relancé des idées concrètes à propos du rétablissement et de la pleine citoyenneté.

Plusieurs contenus présentés lors du Colloque sont disponibles sur le site de l'AQRP. Vous pouvez entre autres trouver les résultats du sondage qui avait été réalisé en ligne avant le colloque. Toutes les présentations ne sont pas publiées. Vous pouvez quand même trouver beaucoup de matière à lecture et à réflexion sur plusieurs thèmes tels que la stigmatisation, le rétablissement, la participation des personnes utilisatrices, les pairs aidants, les études, le travail, l'économie sociale, la Gestion Autonome de la Médication (GAM), les premières nations, les proches et les familles, le soutien communautaire, la citoyenneté et plusieurs autres sujets. Personnellement j'ai beaucoup apprécié la présentation «Trouver un sens à la vie».

L'un des ateliers proposait de devenir journaliste pour la durée du Colloque afin de nourrir un blogue déjà en ligne qui permet de vous mettre dans l'atmosphère des trois jours (voir le menu en haut de page pour chacune des journées).

Je me suis prêté au jeu et j'ai écrit quelques textes entre deux conférences, deux cafés et deux jasettes. Ils n'ont pas tous été publiés (les délais). Les voici légèrement remaniés.

Premières impressions
Le lancement du seizième colloque de l'AQRP a été une réussite.

UN CAHIER SPÉCIAL SUR LE COMMUNAUTAIRE AU QUÉBEC DANS LE JOURNAL LE DEVOIR

Je tiens à ma communauté - Je soutiens le communautaire

Dans son édition de la fin de semaine du 20-21 octobre 2012, le journal Le Devoir consacre un cahier spécial sur différentes questions à propos de l'action communautaire. Parmi les articles à lire, nous vous recommandons fortement de lire les deux suivants afin de découvrir comment sont présentés les enjeux... et de vérifier si cela corresponds à votre vision de la situation :

Coalition des tables régionales d'organismes communautaires - Un financement qui laisse à désirer.

Le plan d'action adopté en 2004 ne correspond plus à la réalité.

BILAN DU PLAN D'ACTION EN SANTÉ MENTALE 2005-2010: aurons-nous un jour la vérité?

COSME

Au cours de l’année 2010, la Direction de l’évaluation et de la Direction de la Santé mentale du Ministère de la Santé et des Services sociaux ont entrepris de réaliser une tournée dans chaque région du Québec afin de faire un bilan du Plan d’action en santé mentale 2005-2010 « La force des liens ». Le COSME demande à Réjean Hébert, ministre de la Santé et des Services sociaux d’enfin publier ce document.

Pour en savoir plus...

En vous rendant sur le site du COSME, sur la page d'accueil, profitez-en pour vous inscrire à l'infolettre qui est publiée lorsqu'il y a du nouveau.

Nous vous rappelons que le RACOR publie aussi une infolettre destinée au grand public.

Nous publions aussi une autre infolettre réservée aux organismes membres du RACOR. Si vous désirez ajouter une adresse de courriel pour une personne d'une organisation membre du RACOR, communiquez avec nous à racor@racorsm.com ou au 514 847 0787.

REVOIR L'ARTICLE 16 DU CODE CRIMINEL: EST-CE NÉCESSAIRE?

Statut de la Justice

Plusieurs histoires récentes de meurtres ont soulevé des doutes quant à l'application de l'Article 16 du Code criminel. Cet article se lit comme suit :

1) La responsabilité criminelle d’une personne n’est pas engagée à l’égard d’un acte ou d’une omission de sa part survenu alors qu’elle était atteinte de troubles mentaux qui la rendaient incapable de juger de la nature et de la qualité de l’acte ou de l’omission, ou de savoir que l’acte ou l’omission était mauvais.

Résinstitutionnalisation en santé mentale?

Couloir hospitalier

Comme vous le verrez en lisant les articles qui suivent, les médias sont à l'affût des gestes tragiques que posent des personnes vivant avec des troubles de santé mentale. Si, dans bien des situations, le manque de ressources dans la communauté qui accompagnent ces personnes peut expliquer en bonne partie les catastrophes, les solutions d'exclusions et de mise à l'écart de la société reviennent vite dans le discours public.