MYTHE : LES PERSONNES ATTEINTES DE MALADIE MENTALE NE SE RÉTABLISSENT JAMAIS COMPLÈTEMENT

Gens qui se parlent

La maladie mentale est souvent considérée comme une maladie comme les autres. Malheureusement, cela crée une certaine confusion entre la guérison et le rétablissement des personnes atteintes de maladie mentale. Par rétablissement, on entend généralement l’élimination ou la réduction des symptômes, ce qui se produit en effet chez de nombreuses personnes. La recherche révèle que 25 à 65 p. 100 des personnes souffrant d’une forme grave de maladie mentale atteignent un rétablissement « clinique » complet. Cependant, l’hypothèse selon laquelle le rétablissement est synonyme de guérison ne tient pas compte du nombre croissant de données de recherche montrant qu’une personne peut retrouver une vie intéressante et satisfaisante sans pour autant être guérie des symptômes de la maladie. Pour en savoir plus et connaitre les références scientifiques, consultez Mythe : les personnes atteintes de maladie mentale ne se rétablissent jamais complètement. 

À bas les mythes est une série d’articles de deux pages qui résume les données les plus probantes pour contester des croyances largement répandues concernant les enjeux des services de santé au Canada. Vous trouverez tous les détails et d'autres articles sur le site de Fondation Canadienne de la recherche sur les services de santé.

ÉVALUATION DE L'IMPLANTATION DU PLAN D'ACTION EN SANTÉ MENTALE 2005-2010 « La force des liens »

Chaîne

Cet article a été modifié le 4 février 2013, car le ministère vient de publier officiellement le rapport « Évaluation de l’implantation du Plan d’action en santé mentale 2005-2010 La force des liens » daté d'août 2012 préparé par la Direction de l’évaluation et la Direction de la santé mentale du Ministère de la Santé et des Services sociaux. À première vue, sauf pour la mise en page, le contenu du document ne semble pas différer de ce que nous avions déjà publié.

Dans le communiqué de presse, après quelques éléments positifs on peut lire ceci « Parallèllement, le rapport souligne que des améliorations notables nécessitent d’être mises en place. On évoque notamment l'existence de disparités dans l'implantation du plan d'action, non seulement entre les régions mais également à l'intérieur de ces dernières. Il en est ainsi entre autres pour les équipes de suivi intensif et d'intensité variable auprès des personnes présentant des problèmes graves. Le rapport relève également que des progrès doivent être réalisés dans la coordination des services entre les médecins de famille, les intervenants en santé mentale et les services spécialisés. Enfin, l'insertion socioprofessionnelle des personnes présentant des problèmes de santé mentale doit être améliorée. »

Le ministre Réjean Hébert y va aussi d'une déclaration « Pour notre gouvernement, la santé mentale est un axe prioritaire d’intervention. C’est un domaine de la santé qui est trop souvent négligé, alors que les implications sont pourtant majeures pour les personnes souffrant d’un trouble mental, leur entourage familial, amical ou professionnel ainsi que pour l’ensemble de la société québécoise. Ce rapport d’évaluation du plan d’action 2005-2010 nous permettra d’approfondir significativement la réflexion qui mènera à la mise en place du nouveau plan d’action en santé mentale »

«Tellement maganés, tellement malades…»

Sous la neige...

Si vous ne l'avez pas lu, cet article du journal Le Devoir exprime clairement ce qui est possible de constater dans les rues de Montréal et dans plusieurs des organismes communautaires montréalais.

 

Point chaud - «Tellement maganés, tellement malades…»
Le directeur du journal L’itinéraire dresse un portrait chavirant de la vie dans la rue à Montréal.

Pour lire l'article :

http://www.ledevoir.com/societe/medias/367108/tellement-maganes-tellement-malades

La fin de l'année 2012... le début de 2013

Daniel Latulippe, directeur général, dans l'esprit des fêtes de fin d'Année.

Voilà que se termine une année 2012 remplie de surprises avec ces mouvements sociaux qui ont remis en question de nombreux éléments de notre société. Voilà qu'on parle et qu'on enquête publiquement des dérives qui ont affecté les coûts financiers et sociaux dans le milieu scolaire, dans celui de la construction, dans les divers niveaux gouvernementaux... Entre se résigner à vivre avec la corruption, le gaspillage, les décisions douteuses, et vouloir changer fondamentalement le monde, de nombreuses personnes souhaitent (exigent) que de nombreux processus de notre vie collective changent. Si on ne peut pas refaire entièrement le monde, on peut au moins compliquer la vie à ceux et celles qui tenteraient encore de profiter frauduleusement du système économique actuel.

Pour les personnes vivant ou ayant vécu des problèmes ou des troubles de santé mentale, pour leurs proches, pour les organismes communautaires qui les soutiennent, pour le réseau public de santé et de services sociaux, 2013 commence avec beaucoup d'espoir! Avec le rapport du Commissaire à la santé et au bien-être, avec les travaux qui vont entourer le nouveau Plan d'action en santé mentale qui pourrait muter et devenir une politique gouvernementale, avec les nombreuses actualités qui ramènent les thèmes de la santé mentale en avant-plan, nous pouvons penser que 2013 sera une année charnière, le début d'une nouvelle époque où nous interviendrons collectivement sur les déterminants sociaux afin d'aider les gens dans leur milieu de vie avec une vision globale et à long terme.

Et qui sait si la stigmatisation qui exclut tant de gens ne disparaîtra pas dans une grande vague d'acceptation sociale comme le Québec n'en a pas vu depuis longtemps?!!

Bonne et heureuse nouvelle année!

Découvrez notre carte de voeux.

CRÉDITS BUDGÉTAIRES 2013-2014 Absence d’espoir pour la santé mentale

Coupures

Il ne faut pas s’attendre à un rehaussement budgétaire pour la santé mentale en 2013-2014. À noter que deux jours avant le dépôt des crédits de son ministère, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Réjean Hébert, a déclaré son vif intérêt pour le rapport du  Commissaire à la santé et au bien-être, intitulé Pour plus d’équité et de résultats en santé mentale. Le rapport décrit les difficultés auxquelles sont confrontées les personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale et met de l’avant une série de pistes d’action dont la nécessité d’une augmentation des montants consacrés à la santé mentale.

Selon le Commissaire, le MSSS devrait adopter une stratégie de prévention des troubles mentaux chez les moins de 25 ans et mettre beaucoup d’effort à consolider la première ligne en santé mentale. À l’égard des organismes communautaires, le Commissaire recommande de hausser leur financement à hauteur de 10 % des dépenses globales en santé mentale. Il préconise, entre autres, une meilleure accessibilité aux services de psychothérapie.

Depuis l’adoption du Plan d’action en santé mentale 2005-2010, le pourcentage des dépenses allouées à la santé mentale demeure stable à 8 % des programmes du MSSS. Et pourtant, les troubles mentaux ont une prévalence plus grande dans la population (20 %) que les cancers (13 % tous cancers réunis), le diabète ou les problèmes cardiovasculaires.

Pour l’ensemble du budget du MSSS, le ministre Hébert n’a annoncé qu’un seul rehaussement particulier soit un montant de 110 millions qui sera consacré aux soins à domicile pour les personnes âgées.

Le réseau en mode de compressions
Le budget de la Santé et des Services sociaux 2013-2014 s’élèvera à 31 milliards 260 millions soit une hausse de 3,4 % par rapport aux dépenses probables de 2012-2013.

Le réseau des établissements, avec un budget de plus de 21 milliards, se voit attribuer une hausse de 2,5 %, pour couvrir l’inflation et l’augmentation de la masse salariale. On peut douter que cette allocation budgétaire suffise à maintenir les services à leur niveau actuel.

Les médecins grands gagnants

LE RAPPORT D'APPRÉCIATION DU COMMISSAIRE À LA SANTÉ ET AU BIEN-ÊTRE « Pour plus d’équité et de résultats en santé mentale au Québec »

COMMISSAIRE À LA SANTÉ ET AU BIEN-ÊTRE

Le 5 décembre 2012, le commissaire à la santé et au bien-être, M. Robert Salois, a présenté son Rapport d'appréciation de la performance du système de santé et de services sociaux 2012. Le rapport de cette année s'intéresse aux soins et services offerts dans le secteur de la santé mentale au Québec.

Vous trouverez le rapport intitulé Pour plus d’équité et de résultats en santé mentale au Québec et de nombreux documents sur le sujet sur le site du commissaire.

Vous trouverez des réactions médiatiques avec d'abord les communiqués de presse émis par le commissaire qui exprime ce qui lui semble l'essentiel puis celui du ministre de la Santé et des Services sociaux qui expliquent ce qu'il va faire du rapport. Nous avons aussi quelques autres communiqués de réactions dont celui l'Association des psychologues.

Vous trouverez ensuite ce que nous avons vu comme articles sur la publication du rapport. Dans les prochains jours, nous publierons une analyse plus détaillée.

Pour l'instant, nous avons mis sur notre site, et vous trouverez sur le site du Commissaire, le sommaire de 8 pages qui présente le contenu du rapport et donne des détails supplémentaires aux 5 grandes recommandations que l'on trouve dans le rapport et que voici:

DES ORGANISATIONS PRÉOCCUPÉES PAR LA SANTÉ MENTALE… DES DÉPUTÉS-ES

Cocarde Déterminants sociaux

 

Le 22 novembre 2012, les 125 parlementaires québécois ont reçu une pochette d’information leur expliquant comment agir pour préserver leur santé mentale et celle de la population. Cette activité a fait l'objet d'un communiqué de presse!

Personne n’est à l’abri des problèmes de santé mentale. Les personnes élues ont un souci de performance, vivent des pressions médiatiques et doivent concilier parfois difficilement travail-vie personnelle. Les sources de stress sont nombreuses sans compter le contexte d’un gouvernement minoritaire où les débats peuvent devenir la cause de conflits et de tension importante. Parmi les documents transmis, en plus d'une lettre personnalisée, ils ont reçu des trucs pour prendre soin de sa santé mentale comme personne.

Avec plus de 260 organismes et personnes ayant donné leur appui suite à une démarche lancée au printemps dernier, le comité organisateur de cet envoi au parlement demande à tous les paliers de gouvernement de faire des déterminants sociaux de la santé le fil conducteur pour l’élaboration des politiques, des plans d’action, et pour la mise en place de tous les programmes gouvernementaux. Par conséquent, le prochain plan d’action en santé mentale doit contenir des mesures concrètes visant l’amélioration des conditions de vie et du tissu social pour préserver la santé mentale de tous les citoyens et citoyennes du Québec. Les députés ont pu lire des idées pour agir sur les déterminants sociaux de la santé, quelques statistiques et la liste d'appuis recueillis.

LE BUDGET PROVINCIAL : que savons-nous pour la santé mentale et le communautaire?

Faire des calculs

Quelques jours après la publication du budget, nous avons cherché des éléments pouvant toucher directement nos organisations et les personnes vivant des problèmes ou des troubles de santé mentale recevant ou non des services ou participant à une démarche de rétablissement.

Il est assez difficile pour l'instant de savoir jusqu'à quel point le milieu communautaire et la santé mentale seront affectés pour la prochaine année financière. Le gouvernement ne présentera le détail des crédits des ministères que le 6 décembre. Avec cette information, les analystes aguerris nous diront si nous pourrons compter sur une certaine hausse des budgets du Programme de soutien aux organismes communautaires en guise de compensation pour l'inflation et si les réseaux public et communautaire en santé mentale verront des montants de développement en lien avec la future annonce d'un nouveau Plan d'Action en santé mentale.

1re ligne en santé mentale. Très difficile de s’y retrouver.

Édifice montréalais

Une des bases importantes du Plan d’Action en santé mentale 2005-2010, La force des liens, est la création d’une véritable première ligne en santé mentale. Pour y arriver, le Plan s’appuie surtout sur les Centres de Santé et de Services sociaux (CSSS) qui deviennent la porte d’entrée du réseau public pour avoir accès à des services en santé mentale en mettant sur pied un guichet d’accès qui oriente la demande de la personne vers ce qui apparaît comme le meilleur endroit pour sa situation : un des services en première ligne du CSSS, en consultation en deuxième ligne-psychiatrie, ou s’il y a lieu, vers le milieu communautaire ou...

Nous avons voulu savoir comment cela se traduit en fait pour la population à la recherche de services qui consulte le site web du CSSS le plus près de chez elle.

Dans un premier temps, nous avons fait le tour de chacun des sites des CSSS montréalais et nous avons mis sur notre site Web des liens avec l’information trouvée dans la section Centres de Santé et de Services Sociaux (CSSS) de Montréal. Puis nous avons compilé cette information afin d’en faire un tableau régional. Les résultats sont surprenants…

RÉJEAN HÉBERT : LE MINISTRE PARLE DE SANTÉ MENTALE

Réjean Hébert, ministre de la Santé et des Services sociaux

 

Vendredi matin, le 2 novembre 2012, à la troisième journée du XVIe Colloque de l'Association québécoise pour la réadaptation psychosociale (AQRP), nous étions plusieurs à vouloir entendre le nouveau ministre de la Santé et des Services sociaux parler de santé mentale.

Avant de s'adresser à la foule, Réjean Hébert a passé quelques heures avec le conseil d'administration de l'AQRP ce qui lui a probablement permis de compléter sa mise à jour des principaux enjeux qui agitent le milieu de santé mentale québécois. Nous avons su que dans les semaines précédentes, le ministre avait participé avec attention à une séance intensive d'informations auprès de la Direction nationale de la santé mentale. Ces faits révèlent que le ministre a probablement un intérêt réel pour le thème de la santé mentale. Alors que nous a-t-il dit?